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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 00:39
Je vais revenir un peu sur cette période anglaise quand même, car c’était long et j’ai fait le résumé minimum.

Partir loin des parents, des amis et de la France (si la ou j’était c’était pas si évident que ça d’accès)

Déjà le problème majeur ça à été l’approvisionnement en médicaments. La en faites j’ai pu voir mon docteur et me faire faire une ordonnance de un an. Comme ca ca venait tout les mois de France par lettre. Bon y a eu des pertes (une en faite) et une qui a fait un tour au Caire, aller savoir pourquoi.

Je n’ai pas tenté de prendre ça directement en pharmacie la bas, j’aurais du trouver un médecin pour ça et le système anglais hein, malade je préférais repartir en France.

Sinon la bas le problème est comme ici, la tentation. L’alcool coule a flot et on peut facilement ce faire offrir un verre. Mais force d’habitude et de caractère , on dit non ou on le refiles a une jolie fille.

 

Sinon ce qui m’as sidéré la bas, c’est juste l’ouverture d’esprit. Ne pas boire, ne pas fumé, pas de café etc. ne choque pas. On est juste comme ca. Pas de jugement hâtif rien. Un petit bonheur en faites, un repos sans pression sociale.

La vie a pris pour moi un sens la bas, un bon sens.

Et en faites une vraie découverte a été aussi la liberté de parole. Oui car forcément mes amis ne comprenais pas certaines de mes réactions et un jour j’ai expliqué ça a une amie qui m’as répondu « Ho c’est ça ? tu sait c’est pas grave ça  par ici » Je crois que je me souviendrais longtemps de ce moment, car il m’as ouvert plus que les yeux. Je pense que je ne pourrais pas remercier pleinement cette personne alors au moins je le fait ici car je n’ai pas eu l’occasion de le faire :

 « Thank you Vick, for everything you have done for me. I will never forget you.»

 

Ce moment a permis de m’affirmer. Je suis ce que je suis, et je ne peut rien y faire. Mais mentir aux autres, sciemment n’est plus a faire. Je pose les choses très vite. Si les gens ont peur tant pis, mais ils posent plus de questions que ne font de commentaires. Et finalement cela met les choses a plat.

 

Finalement j’ai du aller loin pour aller chercher une réponse en moi, mais c’est peut être ça un voyage initiatique.

Aller loin pour voir les choses proches, celles qui sont sous nos yeux.

 

Le voyage dura un temps et le retour fut dur. Et j’ai encore traversée une épreuve délicate.

A la moitié de mon voyage, j’ai appris que ma mère avait un cancer (j’ai pas dit maladie longue, cancer c’est plus court).

Ma première réaction a été « Bon c’est pris a temps ? Alors tu vas t’en tirer ! » . Et ca a été le cas. Mais je me suis retrouvé de l’autre coté de la maladie cette fois ci.

Examens, visite a l’hôpital, stress des résultats et autres  petites choses si merveilleuse. 

Bref ça aides a analyser la situation un peu plus et a ce dire que des fois tout ca c’est rien.

Mais quand même a force on développe un caractère fort, comme une armure sans faille.

Mais comme un ami me l’as dit : « qu ce passera t il le jour ou tu craqueras de l’intérieur ? »

Je connaît la réponse : « C’est juste pas beau a voir et faut ramasser les morceaux. »

Quelqu’un a un peu de colle forte ?

Par Fabrice - Publié dans : Histoire
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Mardi 25 juillet 2006 2 25 /07 /Juil /2006 00:35


Cela fait un peu longtemps que je n’ai pas écrit, car mine de rien j’ai pris un coup au moral.

Cela fait 2 mois et demi que les crises ont eu lieu et que j’ai tenter de changer de travail.

Ca c’est mal passé et il ne me reste rien. J’ai eu beaucoup d’entretien et, suivant la situation, j’ai du refusé des Jobs. Avant j’étais capable de les faire, même crevant, je n’avait pas peur.

Et la, oui. Trop de stress en vue ? Horaire non conforme, ou même gens trop expressif ou un tant soit peut agressif ? Je suis obligé de refuser.

Et l’attente est longue, avec le stress des entretiens et autres j’ai parfois du mal.

La vie est dure pour tout le monde, certes et je le sait. Simplement la ça ce dégrade. J’ai mon d’horaire régulier, pas une bonne alimentation, et ne sait pas trop ou je vais.

Faire un projet ? Ça vas être dur, et le stress de tout ça mine doucement, comme une vague sur un rocher. A terme la vague gagne, sauf si le rocher bouge.

Je pense que dans mon cas , j’ai  tenté d’être le plus indépendant possible, montrer que chaque jour on peut, que chaque jour est une victoire. Mais a force, on s’habitue à la solitude, a voir la vie autrement, derrière une vitre, une protection, même si elle ne ce voit pas. Je ne vois pas les choses comme les autres,  même si cela je ne le dit pas.

Et la je crois mettre perdu. J’ai toujours espoir que tout revienne, boulot et santé. Je ne sais pas si c’est un espoir fou ou inébranlable.

Vas falloir agir vite, encore et en espérant que ça passera, avec le stress que ça incombe.

 

Et je crois que ça vas pas fort…….

Par Fabrice - Publié dans : Vie
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Mercredi 31 mai 2006 3 31 /05 /Mai /2006 10:23
La , au nord, c’est la que je vais.

Un matin de aout, nous partons mes parents et moi direction la gare du nord. Au moment de me poser, je me dit que un petit signal me ferait bien, Quand la radio s’allume, C’est sur le refrain de « Go baby GO GO ! », je le tiens mon signe.

 

Direction le nord de l’angleterre. D’abord un peu de train, puis le métro et enfin le bus.

Un peu de marche a pied et la on panique.

« ou je dors moi ce soir ? » A question simple,réponse en anglais.

Bon après 2 jours de recherche, volé au secours d’un autre français, nous voila installé dans une maison pour 8 et on finira entre étrangers.

Et une fois la bas, les habitudes changent, le mode de vie change, tout change.

Les études vont bien, et je sors pas mal, m’adaptant au climat culturel et social.

Je deviens un anglais a force et au bout d’un temps voit une chose , est que les gens n’ont pas de préjugés. Et la en 6 mois la magie opère.

Je m’éveille a pas ma de chose, vais danser, sort en boite, et aucun soucis. A des moments je parles même de ma maladie. Et ca ne pose de problème à personne.

J’entendrais même chez une amie a ces parents « il est épileptique » «  ah donc il ne boit pas ? » « non » « ok » conversation surréaliste de mon point de vue.

Et rien de plus après sur ce sujet, jamais. La bas c’était un peu « soit toi-même » ça m’as décoincé d’un point de vue.

De plus en menant une vie dissolu et des fois extrêmes, la maladie ne surgie pas.

Le pire a été la remise d’un gros rapport conditionnant tout.

1 mois et demi dans une bibliothèque a faire du 8h – 2 h du mat non stop. Et une heure pour rentrer a pied. Les yeux ont cramés, la fatigue était la, mais rien , pas une alerte.

La récompense ? Une cérémonie anglaise dans une belle cathédrale, avec le cap and gown.

Puis retour en France. Le travail c’était pas brillant la bas a la fin de mes études.

Par Fabrice - Publié dans : Histoire
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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 22:49

Détail, un bruit, un son. Introspection. Rien , juste un vrai bruit. Je psychose, ça y est. Tout est sujet a une alerte, pour prévenir, hurler, ou tomber.

Et j’ai beau me dire que ce n’est rien, que dalle, ben j’angoisse un peu quand même, limite les déplacements  et les voyages.

Dur de vivre, comme si ça ne l’était pas déjà assez comme ça.

On en parle beaucoup avec la famille, les conseils ça serait le psy, car on soupçonne un traumatisme psychologique.

Mais lequel ? La vie n’a pas forcement été tendre. Elle m’a blindée face aux épreuves de la vie.

La solution est peut être en moi….. ou pas.

Comment jouer a un jeu dont on ne connaît pas les règles ?

Les questions sont dures et des fois insolvables.

Alors je fait une choses jamais faites , je parles plus de ma maladie et cherche des témoignages.

Certains sont dures, tendre, plein d’espoir, de cris, de larmes,d’amour, de rage, de haine,de peur mais beaucoup retourne une chose : la solitude face à la maladie.

Seul, voila un joli mot, un simple mot.

Les Gens atteints du SIDA sont très médiatisé, les cancéreux ont pleins d’associations pour eux. Les épileptiques ont les yeux de la solitude face à eux.

J’ai croisé une fois un épileptique, on a fait un bout de chemin scolaire ensemble et puis rien.

On ne pouvait rien dire. Sauf aux proches et encore.

Ma famille parle peu de ma maladie aux amis.

Moi j’ai commencé, les gens m’écoutent et comprennent.

Mais comment comprendre une chose quand on ne ma vie pas tout les jours.

Un ami malade d’autre chose, aussi journalier me comprend comme je le comprends.

C’est peu mais déjà ça.

J’ai peut être peur d’une chose a force, de ne pas ressentir les choses comme les autres, de voir les choses différemment, de me couper du monde en vivant dans mon monde intérieur.

J’ai du mal a trouvé les associations locales, j’ai peu être peur aussi d’y aller.

Des paroles d’un groupe résument au final tout ça.

I will climb up the mountain and light up the candle and ask:
"Will my soul ever rest in peace?"

Par Fabrice - Publié dans : Vie
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Dimanche 21 mai 2006 7 21 /05 /Mai /2006 12:57
En ouvrant ce Blog je ne pensais pas qu’il allait m’arriver de refaire des crises.

Je ne pensait pas commencer a remettre en cause certains acquis, ce qu’il faut faire en théorie, mais pas aussi violement.

Je ne pensais pas tout remettre en cause.

Déjà mon traitement, est ce que j’ai pris tout cela pendant des années pour rien ? Bon non quand même, certaines crises anaphasiques ont été stoppées avec une augmentation de traitement, donc ça va de ce point de vue.

Mais maintenant que l’épée de Damoclès est tombée, ou est elle, toujours a sa place, remonte t elle ou a-t-elle disparu pour un temps ?

Et je vis comment ? Normalement, dans la peur ou je brise mes habitudes ou je change tout?

C’est un carrefour avec des directions différentes sans marche arrière possible.

 

Les choses acquises sont remises en cause, comme le travail, les voyages, les sorties, vivre…..

 

Et ces privations pendant des années, cet attentisme, n’as servi a rien? Le fait de malheureusement se différencié par ces détails, que les gens voient, n’as fait que me gâche la vie pour rien ?

 

Ont me dit que certains point de vue sont psychologiques. Que tout ça « c’est dans la tête » (oui ça on sait merci !) et qu’un psy ça serait bien. D’accord mais est ce que ça ne serait pas détruire une partie de moi ? la partie protectrice, raisonnable. Quel en serait l’impact ?

Aller savoir. Détruire une partie de soit pour reconstruire, jouer avec une maladie.

Est-ce que je l’affronte correctement, ou passe a coté ?

 

Une chose est sure, je n’ai plus de certitudes et il vas falloir faire avec.

 

Réveil difficile.

Par Fabrice - Publié dans : Vie
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